SOS Attitude, l’éclaireur des aides humanitaires

Voilà plus de dix ans que nous avons créé avec des amis rotariens français une structure ONG spécialisée dans l’urgence humanitaire.

SOS ATTITUDE (Si Opus Sit, que l’on pourrait traduire dans notre cas par « intervention en une fois »).

 

« De quoi auriez-vous besoin si votre foyer était détruit ? »

 

La réponse est simple : Un abri. Cet abri assure le maintien et la sécurité de la cellule familiale.

 

Notre choix s’est tout de suite porté sur une tente.

 

Notre association se spécialise dans l’abri d’urgence pour familles sinistrées en allant de l’abri temporaire (tente familiale de 15m2) à l’abri dit transitionnel, venant de sources locales lorsque cela est possible, lors de catastrophes naturelles ou autres, et aussi dans l’apport d’abris communautaires multi fonctions pour dispensaire, soins médicaux, structure scolaire, accueil administratif ou autre (tente de 25m2 à 55m2).

 

Notre mission: en cas de catastrophes, naturelles (séismes, cyclones, tsunamis…), technologiques (explosions) ou de conflits armés entraînant des déplacements de population, c’est-à-dire dans des contextes de destruction massive des infrastructures, où les populations se retrouvent sans abri, secourir au plus vite les plus vulnérables en leur offrant un abri. La spécificité de SOS Attitude est d’intervenir en premier secours dès qu’une catastrophe se déclare, en théorie dans les 48 premières heures, quelque part dans le monde.

 

ABA - SOS Attitude - Image - 3Grâce à une structure légère et une équipe très opérationnelle, SOS Attitude intervient rapidement, sur une courte durée et balise l’arrivée des aides humanitaires.

 

L’équipe d’intervention achemine sur le terrain des abris d’urgence remis en mains propres aux familles les plus vulnérables, notamment les femmes seules avec enfants et les personnes âgées.

 

Cette association m’a permis de connaître des expériences fortes sur le terrain comme à Haïti en 2010 où un terrible tremblement de terre de force 7.3 a frappé la région de Port‐Au‐Prince et dès le 14 janvier, nous étions sur place. C’est ce souvenir, et il y en a eu beaucoup d’autre depuis, qui m’a marqué et que veux vous compter.

 

Arrivés à Port au Prince par Saint-Domingue via une micro compagnie aérienne, nous nous sommes trouvés dans une véritable tour de Babel. L’aéroport était envahi par de multiples organisations humanitaires, des plus importantes gérées par l’ONU, aux plus simples.

 

Une quantité invraisemblable de matériels se trouvait en « en attente » sur le tarmac avec une multitude d’avions et hélicoptères. Bien entendu ces ONG venaient de l’ensemble des pays de la planète, toute obédience confondue, ce qui était quelque part réconfortant, chacune ayant le même but : venir en aide aux victimes de cette terrible catastrophe.

 

ABA - SOS Attitude - Image - 2Rapidement nous nous rendîmes compte de l’étendue des dégâts : éboulis, ruines d’immeubles, de maisons d’habitation, d’édifices publics, réseau routier encombré de gravas et de véhicules en tous genres, réseaux d’électricité et d’eau quasi inexistants (70 à 80 % de destruction dans certains quartiers).

 

Et surtout ce qui m’a marqué à tout jamais, le nombre de tentes et d’abris en toile plastique, tissu, tentes d’ONG : on ne pouvait pas se déplacer sans en avoir une dans son champ de vision. Plus impressionnant était le nombre de personnes qui vivaient dans la rue. Un million et demi de sans-abris, c’est impossible à décrire. Je ne savais pas avant ce que cela pouvait représenter, je sais maintenant que cela est très difficile à décrire. Ni l’odeur de la misère ni celle des blessures et de la mort ne peuvent se traduire sur le papier.

 

Pourtant çà et là, les Haïtiens reprenaient leurs vies d’avant, déjà très difficile pour bon nombre d’entre eux. Une microéconomie, des marchés de fruits et légumes fleurissaient des décombres. Les structures gouvernementales étant il faut le dire quasi absentes ou inefficaces, des milliers de bras, dirigés et rémunérés par des ONG travaillaient au déblaiement et au tri des décombres.

 

Durant cette mission (d’autres bénévoles m’ont succédé) nous avons réussi à distribuer plus d’une centaine de tentes mettant à l’abri plus de 800 personnes la plupart du temps dans cette ville « encombrée » les camps étaient de petite taille, quelques tentes dans un orphelinat, voire une seule pour une famille dans la cour de leur ancienne maison détruite.

 

Depuis de nombreuses missions ont été menées par SOS Attitude. Japon (tsunami), Philippines (typhon) Népal, Équateur (tremblement de terre), Brésil et Maroc (inondations), Croatie, Bosnie et Grèce (migrants), Turquie, Irak.

 

Jamais nous n’avons baissé les bras.

 

ABA - SOS Attitude - Image - 1Bien sûr, et même si nous sommes tous des bénévoles, il faut des financements. Nous organisons des stages d’entreprises de type Team building et des appels aux dons sont régulièrement effectués. Le travail de terrain permet de nouer de nombreux contacts avec d’autres ONG mais aussi avec des structures internationales (Croix rouge, UNHCR et IOM entre autres). Ces contacts permettent souvent un travail collectif multiplicateur.

 

 

Jacques Bernier, membre 2690

 

 

Un commentaire

  • Ginette Boucher

    Jacques Bernier tu ne serais pas le fils de Georges et Juliette Bernier

    26/07/2018 - at 11:20 pm Reply

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