Chemin de croix de l’église de Saint-Marcel-de-Richelieu… La petite histoire

Une histoire préparée par Marius Jutras, Bernier par ma mère.

J’aimerais vous raconter l’histoire du chemin de croix de l’église de Saint-Marcel-de-Richelieu.

ABA - Image - Chemin croix - 2Les tableaux, œuvre peinte à l’huile sur toile et encadré, reproduisant ces événements de la vie de Jésus, que toutes les églises catholiques se doivent d’exposer dans la nef, ont pu être acquis grâce à mon arrière-grand-père maternel, Cyrille Bernier (1834-1916).

En 1911, la construction d’un nouveau lieu de culte va bon train, car l’ancien était devenu une bâtisse dangereuse pour la sécurité des fidèles.

Il semblerait que Cyrille était un homme humble et généreux. Il ne tenait pas à ébruiter ce don qu’il avait fait pour son église. Son souhait aura été respecté jusqu’à une certaine limite, car nous ne trouvons aucune plaque commémorative ou archive explicite de son geste.

Cependant, par du bouche-à-oreille, à travers les générations, le secret aura discrètement transpiré. C’est ce qui s’appelle « la petite histoire ».

On retient de cette petite histoire qu’un beau matin Cyrille s’est présenté au curé de l’époque, Edmond Decelles, et qu’il aurait sorti de sa poche un rouleau d’argent d’un montant de huit-cents dollars. « C’est pour le chemin de Croix », dit-il tout simplement. C’est ainsi que l’affaire fut conclue.

Le curé Decelles avait à maintes reprises manifesté le désir d’acquérir un chemin de croix digne de la nouvelle église. Ce n’était pas tombé dans l’oreille de sourd.

ABA - Image - Chemin croix - 1Ce don couvrait les frais des toiles de l’artiste-peintre italien Luigi Morganiri. Elles avaient fait la traverser de l’Atlantique pour se rendre à Saint-Marcel. Les frais d’encadrement avaient été payés par un autre citoyen.

Cyrille était de la septième génération des descendants de Jacques Bernier dit Jean de Paris. Il a occupé la maison ancestrale, « générationnelle », du Rang du bord de l’eau, propriété actuelle de Pascal Bernier, son arrière-arrière-petit-fils.

L’église de Saint-Marcel est maintenant en survie, comme beaucoup d’autres qui sont tenues fonctionnelles par quelques dévoués paroissiens. On lui a donné une vocation polyvalente. L’Autel et le chemin de croix sont toujours en place, mais il ne reste que quelques bancs pour les cérémonies religieuses. L’espace libre peut être utilisé selon les activités à la demande des locateurs. J’ai de la considération pour les quelques citoyennes et citoyens qui se consacrent pour garder cette construction au cœur du village. Son clocher se voit de loin et il continue de jouer son rôle de rassembleur.

Voilà, je suis fier de mes ancêtres et c’est avec plaisir que j’ai raconté ce bout de la petite histoire d’un Bernier de Saint-Marcel.

 

Références : En plus du bouche-à-oreille des Bernier de la famille de ma mère, j’ai consulté :

– Le livre souvenir du 150e anniversaire de Saint-Marcel-de-Richelieu,

– L’article « La famille Bernier à Saint-Marcel-de-Richelieu » par Hélène Jutras, Bernier par sa mère, parue dans le Journal historique de décembre 1990.

– Photographies du chemin de croix.    


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